Entre 1 et 3 ans, l’alimentation de l’enfant peut vite devenir un sujet de stress pour les parents. Refus de manger, petites quantités, lubies alimentaires… tout semble parfois compliqué. Pourtant, cette période est surtout essentielle pour poser les bases d’une relation saine avec la nourriture. Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter — et surtout, comment les contourner sans culpabiliser.
Penser qu’il doit manger comme un adulte
Après 1 an, un enfant peut manger presque de tout, mais ses besoins restent très différents de ceux des adultes. Les portions doivent être adaptées, les textures progressives et certains aliments encore évités ou surveillés.
👉 Astuce parent : fiez-vous à son appétit plutôt qu’à la taille de son assiette.
Avoir peur des matières grasses
Beaucoup de parents cherchent à « manger plus léger » pour leur enfant. Pourtant, les matières grasses sont indispensables au bon développement du cerveau jusqu’à 3 ans.
Beurre, huile d’olive ou de colza peuvent être ajoutés chaque jour en petite quantité.
👉 Contrairement aux adultes, un tout-petit a besoin de « bon gras ».
Trop proposer de produits sucrés
Compotes sucrées, biscuits, jus de fruits ou desserts lactés peuvent rapidement prendre trop de place dans l’alimentation. Le risque ? Créer très tôt une préférence pour le goût sucré.
👉 Privilégiez le fruit entier et réservez les produits sucrés pour des occasions ponctuelles.
Forcer l’enfant à manger
Insister, négocier ou obliger un enfant à finir son assiette est souvent contre-productif. Cela peut transformer le repas en moment de tension et nuire à son rapport à la nourriture.
👉 Le parent choisit quoi et quand, l’enfant décide combien.
S’inquiéter excessivement des refus
Entre 1 et 3 ans, il est normal qu’un enfant refuse certains aliments, parfois pendant plusieurs semaines. C’est une étape appelée néophobie alimentaire.
👉 Proposez régulièrement, sans forcer, et variez les présentations.
Trop dépendre des plats industriels
Même étiquetés « spécial bébé », les plats préparés ne remplacent pas la diversité et la richesse des repas faits maison.
👉 Des plats simples (légumes, féculents, protéines) sont largement suffisants et souvent mieux acceptés.
Négliger le moment du repas
Manger devant la télévision ou dans l’agitation empêche l’enfant d’écouter ses sensations de faim et de satiété.
👉 Instaurer un cadre calme et convivial aide l’enfant à mieux manger… et les parents à moins stresser.
En résumé
L’alimentation des 1–3 ans n’est pas une question de perfection, mais de patience, de cohérence et de confiance. En évitant ces erreurs courantes, vous accompagnez votre enfant vers une relation positive et durable avec la nourriture.
💛 Rappelez-vous : un enfant qui mange peu un jour mangera souvent mieux le lendemain.
Christine Gonul, éducatrice de jeune enfants
Publié en janvier 2026