Le deuil périnatal : quand la perte d'un bébé fragilise le couple
C’est une réalité invisible et brutale : ce deuil se vit seul, mais à deux.
Pourtant, une question revient sans cesse dans mes accompagnements : « Pourquoi ne vivons-nous pas la même chose ? On a pourtant perdu le même bébé. »
La réponse est complexe, mais cruciale à comprendre pour les organisations qui se soucient de la santé mentale de leurs collaborateurs : le deuil est une expérience intensément personnelle. Face à un trauma aussi puissant, chacun met en place des mécanismesdeprotectionquiluisontpropres.Ilsnesontnibonsnimauvais,ilssont simplement nécessaires.
Parexemple:L’unvas’emmurerdansletravail,cherchantunrefugedansl’actionet laperformance.Ǫuandl’autreaunbesoinvitaldeparler,denommeretdepartager sa douleur sans fin.
L’erreur est de croire que l’absence de larmes visibles signifie une absence de souffrance. C’est faux. L’un est peut-être dans une phase de deuil différente, ou l’exprime simplement par d’autres canaux.
Cette dissonance non accompagnée a un coût social immense. On estime que plus de 20% des couples rencontrent des difficultés dans les années qui suivent la perte d’un enfant, mais aussi une augmentation du risque de dépression ainsi que des arrêts de travail à répétition. Pour une entreprise, cela se traduit par des collaborateurs déconnectés, fragilisés et en risque accru d’absentéisme long.
Ma double expertise de responsable de prévention et d’accompagnante/pair aidante formée me permet de décrypter ces dynamiques silencieuses.
J’interviens pour briser l’isolement, restaurer la communication et permettre à chacun de retrouver sa sérénité et ses ressources.