Le retour au travail après la perte d’un bébé est l’un des défis les plus invisibles et les plus brutaux qu’un parent puisse traverser. Bien que les congés légaux soient terminés, vous ne revenez pas à votre poste comme si vous rentriez de vacances. À ce moment précis, un décalage majeur et douloureux s’installe dans votre quotidien.
Alors que l’entourage semble passer à autre chose, vous entrez souvent dans la phase la plus intense de votre deuil. Traverser cette épreuve demande un soutien ajusté, respectueux de votre rythme, loin des injonctions à « aller mieux ». En tant que maman ayant moi-même traversé cette épreuve en 2003 lors de la perte de ma fille aînée Marion, je sais à quel point ce retour à la vie active nécessite de la douceur. J’ai fondé Les couleurs de la vie pour offrir aux parents endeuillés l’espace d’écoute dont ils ont besoin.
Chaque année en France, le deuil périnatal (qui englobe les interruptions médicales de grossesse, les morts fœtales in utero et les décès survenus juste après la naissance) frappe environ 7 000 familles. À cette réalité douloureuse s’ajoute celle, extrêmement fréquente, des grossesses arrêtées : on estime à près de 200 000 le nombre de femmes touchées par une fausse couche chaque année.
Pourtant, qu’il s’agisse d’un deuil périnatal ou d’une interruption précoce de grossesse, ces événements restent trop souvent un angle mort dans le monde professionnel, un tabou. Au moment de franchir à nouveau la porte du bureau, le décalage peut être violent. Comment s’investir dans les objectifs professionnels quotidiens quand on a l’impression que plus rien n’a de sens ?
À la douleur s’ajoutent des sentiments invisibles mais écrasants :
La honte et la culpabilité de n’avoir « pas su » protéger cette vie.
Une fatigue extrême physique et psychique que le sommeil ne semble pas endiguer.
Un brouillard mental qui impacte directement la concentration au travail.
Le risque majeur est alors de s’enfermer dans une solitude silencieuse, rendant chaque journée plus lourde à porter.
On cherche souvent, par maladresse ou par amour, à vouloir effacer la peine. Mais on ne
« répare » pas un parent endeuillé. Le deuil n’est pas une maladie : c’est une expérience humaine que l’on apprend à porter, pas à pas.
Bénéficier d’un soutien perte bébé auprès d’une professionnelle offre un espace sécurisé pour poser des mots sur ce qui semble indicible, comprendre les vagues émotionnelles et redonner une place juste et douce à ce bébé dans votre histoire. La reconstruction après la perte d’un bébé ne signifie pas oublier, mais apprendre à faire coexister son souvenir avec une vie de nouveau ouverte à la joie.
Cet accompagnement, je vous le propose entièrement en distanciel. Ce format respecte votre intimité et supprime la fatigue des déplacements, que vous résidiez en Savoie ou partout ailleurs en France.
Accompagner, ce n’est pas effacer le passé. On ne supprime pas le manque, mais on peut éviter qu’il se transforme en une solitude destructrice. Si vous appréhendez votre retour au travail ou si vous vous sentez profondément décalé, sachez que vous n’êtes pas seul.
Je vous invite à faire un premier pas vers vous-même en vous offrant un appel découverte gratuit de 30 minutes, entièrement confidentiel et sans engagement. Un temps suspendu pour échanger, déposer un morceau de votre histoire, et voir si nous pouvons faire un bout de chemin ensemble.
https://www.nadine-rochereau.fr/
Nadine ROCHEREAU, accompagnante en deuil périnatal
Mise à jour : Juin 2026
