C’est la question qui revient souvent, comme un murmure coupable, lors d’un deuil périnatal. Surtout quand il
survient « tôt ».
On entend
trop souvent : « C’est la nature,
ça arrive souvent
en début de grossesse »
Comme si les statistiques pouvaient effacer le lien. Comme si le nombre de semaines
de grossesse dictait
la profondeur du chagrin.
Mais la douleur
ne se mesure pas au calendrier. Le deuil périnatal, c’est la perte
d’un enfant, mais aussi celle
de tous les rêves et de l’avenir que l’on
avait déjà commencé à construire avec lui.
𝐂𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞. Certains auront besoin de temps, d’autres moins. Certains ressentiront un vide
immense, d’autres une tristesse plus diffuse. Et tout cela est 𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐞.
Derrière une « fausse couche », il n’y a pas qu’un acte médical. Il y a une personne
qui traverse un séisme. On ne peut pas réduire cette épreuve à un simple
calcul de semaines.
Comme le dit si bien Christophe Fauré : « C’est la profondeur du lien qui fait le deuil. »
Prenez le temps qu’il vous faut. Votre tristesse n’a pas besoin de justification. Et faites-vous aider
si vous en ressentez le besoin.
𝐄𝐭 𝐯𝐨𝐮𝐬, 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐡𝐫𝐚𝐬𝐞 (𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞 𝐨𝐮 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞) 𝐚𝐯𝐞𝐳–𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞́𝐬 ?
Partageons pour briser le silence.
Si vous avez besoin d’un espace pour en parler,
ma porte et mon site sont toujours ouverts :
https://www.nadine-rochereau.fr/
Nadine ROCHEREAU, accompagnante en deuil périnatal
Mise à
jour : mai 2026