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La parentalité bienveillante : comprendre ses principes… et ses limites

 On en entend parler partout : sur les réseaux sociaux, dans les livres pour parents, à l’école ou chez le pédiatre. La parentalité bienveillante séduit de plus en plus de familles en quête d’une éducation plus respectueuse et apaisée. Mais derrière ce terme parfois idéalisé, que signifie réellement être un parent « bienveillant » ? Et est-ce vraiment applicable au quotidien ?

 

La parentalité bienveillante, c’est quoi exactement ?

La parentalité bienveillante repose sur une idée simple : accompagner l’enfant avec respect, en tenant compte de ses besoins et de ses émotions. Elle s’éloigne des méthodes éducatives basées sur la peur ou l’autorité stricte, pour privilégier le dialogue et la compréhension.

Concrètement, cela signifie :

  • Écouter les émotions de l’enfant, même quand elles sont intenses ;
  • Poser des règles claires, mais en les expliquant ;
  • Éviter les cris, les punitions humiliantes ou les violences physiques ;
  • Encourager l’enfant plutôt que le comparer ou le rabaisser.

L’objectif n’est pas d’avoir un enfant « parfait », mais de l’aider à grandir en se sentant en sécurité, compris et respecté.

 

Pourquoi cette approche plaît autant ?

De nombreux parents se reconnaissent dans cette façon de faire, car elle met l’accent sur la relation parent-enfant. En se sentant écouté, l’enfant apprend peu à peu à exprimer ses émotions autrement que par des crises. À long terme, cela peut favoriser la confiance en soi, l’autonomie et des relations plus sereines avec les autres.

Pour les parents, la parentalité bienveillante peut aussi apporter plus de sens à l’éducation et permettre de rompre avec des schémas éducatifs parfois vécus comme trop durs dans leur propre enfance.

Mais une parentalité pas toujours facile à vivre

 

Si l’idée est séduisante, la réalité du quotidien est parfois plus compliquée.

La pression d’être un parent « parfait »

Beaucoup de parents se sentent dépassés ou coupables lorsqu’ils n’arrivent pas à rester calmes en toutes circonstances. Manque de sommeil, stress, travail, charge mentale… être toujours patient et disponible n’est tout simplement pas humain.

Le risque de confusion avec le laxisme

La parentalité bienveillante est parfois critiquée parce qu’elle est confondue avec une éducation sans règles. Pourtant, être bienveillant ne veut pas dire tout accepter. Les enfants ont besoin de limites pour se sentir en sécurité. L’enjeu est de trouver le juste milieu entre fermeté et douceur.

 

Trouver son propre équilibre

Plutôt que de suivre la parentalité bienveillante à la lettre, beaucoup de spécialistes encouragent les parents à s’en inspirer, sans se mettre de pression. Être un « bon parent », ce n’est pas être parfait, mais faire de son mieux, avec ses forces et ses limites.

La bienveillance commence aussi envers soi-même : accepter de se tromper, demander de l’aide et apprendre au fil du temps.

 

En résumé

La parentalité bienveillante offre des pistes intéressantes pour construire une relation plus respectueuse avec son enfant. Elle invite à plus d’écoute, de compréhension et de dialogue. Mais elle ne doit pas devenir une source de stress ou de culpabilité. Comme souvent en éducation, l’essentiel est de trouver un équilibre qui correspond à sa famille… et à soi.

 

Christine Gonul, éducatrice de jeune enfants

 

Publié en janvier 2026