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Pourquoi parle-t-on si peu du deuil périnatal ?

 

Depuis plus de 20 ans, je vois à quel point ce sujet met mal à l’aise.

Après la perte de ma fille Marion, j’ai souvent senti les regards qui se baissent, les conversations qui changent de sujet, les silences qui s’installent.

La plupart du temps, ce n’est pas par indifférence.


C’est par peur de « mal dire », de faire pleurer, de raviver la douleur… ou simplement de ne pas trouver les mots. Alors on se tait.

Mais pour les parents, ce silence peut être vécu comme une forme d’oubli ou de déni, qui isole encore davantage.

Pourtant, il n’est pas nécessaire d’avoir “les bons mots” pour être présent. Ǫuelques phrases simples peuvent vraiment soutenir :

« Je pense à vous et à votre bébé. » (en nommant l’enfant si c’est possible)

« Je ne sais pas quoi dire, mais je suis là. »

« Si tu as envie d’en parler, je peux t’écouter. »


À l’inverse, certaines phrases, même dites avec de bonnes intentions, peuvent blesser :

+ « Tu es jeune, tu en auras d’autres. »

+ « C’était le début, ce n’était pas vraiment un bébé. »

+ « Il faut tourner la page. »


Parler du deuil périnatal, ce n’est pas “remuer le couteau dans la plaie”. C’est reconnaître un bébé, une histoire, une place dans la famille.

C’est dire à ces parents : « Ce que vous vivez compte, et vous n’êtes pas seuls.

 

Je m’appelle Nadine Rochereau et je suis accompagnante en deuil périnatal pour vous aider à traverser l’impensable.

https://www.nadine-rochereau.fr/


Publié en avril 2026