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Youpi, j’ai foiré ! Ou comment j’ai passé mon été à créer un projet qui me ressemble

Il y en a qui ont passé leur été au bord de la piscine. Moi, j’ai passé une bonne partie du mien à douter, à démonter mon projet professionnel pour le remonter… et certains

soirs, à envisager d’aller élever des lamas dans le Larzac !

Derrière mes insomnies, une certitude demeurait : je voulais accompagner autour du deuil. Mais comment, et surtout, pour quoi faire ?

Pendant un temps, j’étais persuadée que mon chemin était exclusivement tourné vers le deuil périnatal. Il fait partie de mon histoire, de mes formations et de ma sensibilité. 

 

Pourtant, une question persistait et m’empêchait de dormir : qu’est-ce que j’ai réellement envie d’accompagner ?

Lorsque j’ai perdu ma fille aînée à la naissance, j’ai évidemment connu la douleur incommensurable du deuil. Puis, les années ont passé. Je ne pleurais plus toute la journée. La vie autour de moi continuait. Et pourtant, j’avais le sentiment de ne plus vraiment être dans ma vie. J’étais en survie.

 

Mon entreprise m’a alors proposé un coaching qui a changé mon regard sur les choses et m’a permis, petit à petit, de réinvestir ma vie. J’ai réalisé une chose essentielle. Avoir perdu un enfant avait créé une limite invisible : je pouvais continuer à vivre, mais je m’interdisais de vivre pour moi. Reprendre goût à la vie, rire ou avoir des projets me donnait l’impression d’avancer sans elle, donc de l’oublier. La culpabilité et la loyauté agissaient comme des freins puissants.

 

C’est là que le coeur de mon projet a bougé.

Je ne voulais plus seulement accompagner un type de deuil en particulier, mais ce moment précis où, après une perte qui bouleverse tout, on cherche à retrouver sa place dans une nouvelle réalité, qu’il s’agisse d’un deuil périnatal, de la perte d’un conjoint, d’un parent ou d’un proche.

Je ne renie rien de mon histoire. J’élargis simplement le chemin.

Aujourd’hui, j’ai choisi d’accompagner les femmes dont la vie a été profondément marquée par un deuil et qui, parfois longtemps après, ne savent plus très bien qui elles sont. Celles qui gèrent, qui tiennent, qui sont là pour les autres, mais qui finissent par se demander : « Et moi, dans tout ça ? »

 

Un deuil ne se termine pas ; il entre dans notre histoire et nous transforme. Mais il ne doit pas occuper toute la place. On peut s’autoriser à nouveau des projets, de la légèreté, des éclats de rire… et pourquoi pas quelques paillettes ! Recommencer à vivre, ce n’est pas oublier ou tourner la page. C’est trouver comment habiter de nouveau sa vie avec ce qui a changé.

Alors, est-ce que j’ai vraiment foiré cet été ? Peut-être ? Ou peut-être que j’ai simplement fait ce que j’encourage parfois les femmes que j’accompagne à faire : regarder ce qui ne fonctionne plus, écouter ce qui cherche à émerger et oser bouger.

 

Les lamas attendront bien un peu, de toute façon leur laine me gratte.

Aujourd’hui, mon cap est clair : ouvrir un espace pour aider ces femmes à se retrouver, à réinvestir leur quotidien et à renouer avec leurs envies. Parce que vous n’avez pas à oublier pour recommencer à vivre.

Si ces mots résonnent en vous, si vous sentez qu’il est temps de vous redonner une place sans culpabilité, je vous invite à faire un premier pas en toute simplicité. Je vous propose un échange de 30 minutes, offert et sans aucun engagement, pour faire le point ensemble.

 

Nadine ROCHEREAU, accompagnante en deuil périnatal

 

Mise à jour : Septembre 2026

 

  https://www.nadine-rochereau.fr/